Quelque part en France - Líencyclopťdie interactive des villes et villages de France

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Paris
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Office de Tourisme et des Congrès de Paris
25 rue des Pyramides
75001 PARIS 1 er.
www.paris-touristoffice.com

Tèl 01 49 52 53 10.





 
 
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 Histoire 
     
     
  Quelques traces, d√©couvertes √† Bercy en 1991, datant de 4500 ans av J.C, de chasseurs et de p√™cheurs seraient, actuellement, les plus anciennes empreintes de peuplement humain de Paris.

Les Parisii, sous-tribu des Sénons, sont défaits par Labienus, lieutenant de césar, dans la plaine du Champ de Mars en - 53 av J.C et se réfugient dans les hauteurs boisées de Meudon.
La p√©riode romaine apporte les thermes, le forum, un th√©√Ętre et un amphith√©√Ętre ainsi que des axes routiers et un aqueduc.

Pour mémoire il convient de se rappeler que Lutèce était rattachée à la Lugdunaise Quatrième dont la capitale était Sens.

Les Parisiens font ensuite face aux invasions barbares, sur l'Ile de la Cit√©, au III√®me si√®cle. Notons que le premier pr√©v√īt, St Denis, figure du christianisme, p√©tri de l√©gende, devint martyr en 250. Ste Genevi√®ve s'oppose aux Huns d'Attila en intimant les Parisiens √† r√©sister. Lut√®ce devint Paris approximativement -et progressivement- √† cette √©poque l√†.

Attendons 486 pour voir, après la victoire de Clovis sur les Romains, Paris comptable des fonts baptismaux de la France. Charlemagne, lui, préfèrera Aix-la-Chapelle.

Remarquons les assauts des Vikings qui essuient, pendant 13 mois, la résistance des hommes de Eudes et du prélat parisien Gozlin.

Hugues Capet et ses successeurs fixent leur r√©sidence dans l'√ģle de la Cit√©. Paris prosp√®re gr√Ęce aux flux commerciaux de la Seine. Entre 1163 et 1330 les Parisiens voient l'√©rection de Notre Dame. Elle symbolise la foi chr√©tienne bien ancr√©e. Philippe Auguste fait construire une nouvelle enceinte de Paris tandis que le Louvre commence √† se dresser √† partir de 1180 puis, en 1215, surgit l'universit√© de Paris compl√©t√©e, un peu plus tard, de nouveaux coll√®ges, dont la Sorbonne, et de la Sainte Chapelle. Paris, tric√©phale, voit son coeur, la Cit√©, assorti d'une ville commerciale, vers l'actuel H√ītel de Ville, et d'une ville universitaire campant sur la rive gauche.

Paris est secou√© par un √©pisode inh√©rent aux Templiers. Jacques de Mollay et de Geoffroy de Charnay br√Ľlent sur le b√Ľcher de l'Ile aux Juifs. Leur courage, leur sinc√©rit√© et l'atrocit√© de leur fin jettent un doute, dans la population, immanent √† leur "culpabilit√©".

La grande peste d√©cime Paris, en 1348, et, en aval du d√©sastre de Poitiers de 1356, Etienne Marcel, en pleine Guerre de Cent ans, devient "le ma√ģtre de Paris". Charles, dit le Mauvais, reprend la ville, pour de bon, elle accueillera le roi, Charles V, le 4 ao√Ľt 1358. Il tient aux fastes d'une demeure royale et impose une nouvelle enceinte tandis que la rive gauche se structure.

Les Anglais prennent Paris, avec l'aide des Bourguignons, ils r√®gnent en ma√ģtres en 1436. Richemont et Jean de Villiers d'Adam, tous deux conn√©tables, soutiennent la r√©sistance organis√©e, subtilement, par Michel de Lailler. Il d√©fait , gr√Ęce √† sa strat√©gie, les Anglais et il restitue Paris √† Charles VII le 12 novembre 1437.

Le XVI ème siècle commence avec la construction du Pont Notre-Dame, 1500/1511. Pierre Lescot, en 1528, reconstruit le Louvre.
Tous ces travaux sont concomitants au rayonnement intellectuel de Paris.

Une des notes les plus noires de notre capitale survient, le 24 ao√Ľt 1572, avec la nuit de la Saint-Barth√©lemy. La Maison de France fait l√Ęchement assassiner Coligny et ses lieutenants. Paris compte entre 15000 et 60 000 victimes. Henri de Navarre, futur Henri IV, qui s'est mari√© √† Margueritte de Valois le 18 ao√Ľt est √©pargn√©. Il sauve sa vie en reniant son id√©al. Il dira, √† St Denis, l√©gende ou petite phrase historique, en abjurant, "Paris vaut bien une messe"?

Charles IX a fait dresser les Tuileries et Henri III le Pont-neuf. La Place royale arrive en 1605, sous Henri IV.
Le Luxembourg, est b√Ęti, √† l'instigation de Marie de M√©dicis, en 1612. Deux ans plus tard l'Ile Notre Dame se lie √† l'Ile aux vaches pour accueillir les demeures priv√©es de l'√©lite nobiliaire et bourgeoise.
Le Val de gr√Ęce (1645-1667) et Saint-Sulpice (1646) sont construits pour styliser le rejet de la R√©forme.

Louis XIV part √† Versailles. Paris, n√©anmoins, s'embellit avec, les Invalides, la Salpetri√®re, les Gobelins, la place Vend√īme, l'Observatoire et… les Champs-√Člys√©es.

Le XVIIIème apporte la rue Royale, le Pont de la Concorde, étend les Champs et voit, en 1773, se dresser l'Ecole militaire. Les fermiers généraux, dès 1784, deviennent, à juste raison, fort impopulaires.

La R√©volution ne conna√ģt pas de chantiers de pierre. C'est sous le Consulat que surgissent les premi√®res voies pi√©tonnes avec, notamment, le Passage du Caire... en l'honneur de celui qui assassinera la Premi√®re R√©publique le 18 brumaire.

L'Empire fait surgir quelques monuments, l'Arc de triomphe, le Palais de la Bourse et la Colonne Vend√īme. Les eaux de l'Ourcq sont canalis√©es √† l'√©poque de la construction de la Halle aux vins, des nouveaux march√©s, et des abattoirs.

Sans équivoque il faut attendre Haussmann pour voir Paris remaniée en profondeur avec le tracé des grands boulevards et l'apparition du chemin de fer. Paris devient la capitale, au moins européenne, du luxe.

Enfin, apr√®s le d√©sastre de Sedan, en 1870, le 4 septembre, gr√Ęce √† une seule voix de majorit√©, la France redevient une R√©publique.
Une autre tourmente guette néanmoins les Parisiens. La plèbe s'enflamme, en 1871, pour la Commune et ses tribuns inconnus, dont Louise Michel, aux accents du "Temps des cerises" considéré, un peu, hymne des communards. Thiers, comptable des intérêts des privilégiés, impitoyable pour ce petit peuple, fait massacrer les insurgés. Les Versaillais, bien armés, écrasent la "populace".

Les vicissitudes du si√®ge de Paris, de 1870 √† 1871, la capitulation de Sedan et les √©v√®nements de la Commune mutilent Paris et d√©truisent plusieurs monuments. Le Sacr√©-Cœur, commenc√© en 1876, va devenir le monument "expiatoire" de la Commune. Il est le dernier grand monument cultuel, pay√© avec les fonds publics, achev√© apr√®s la S√©paration des Eglises et de l'Etat, de d√©cembre 1905, diligent√©e par Emile Combes.

La Tour Eiffel, érigée "à titre provisoire" pour l'Exposition universelle de 1889, dominera Paris et, heureusement pour le patrimoine, reste en place. En 1900 le Grand et Petit Palais suivis, en 1937, du Palais de Chaillot concrétisent leur siècle.

Il faut noter les graves inondations de 1910 qui posent, aujourd'hui encore, l'énorme problème de l'impuissance humaine devant les forces de la nature.

Soulignons que Paris, heureusement, n'a pas √©t√© d√©truite lors de la derni√®re furie du tyran pithiatique d'Outre-Rhin. L'occupant ind√©sirable von Choltitz n'a pas obtemp√©r√©, par impuissance, par lucidit√© ou par calcul, aux injonctions de son f√Ľhrer.

Le si√®cle, bien avant sa fin, conna√ģt, √† nouveau, le ceinturage de la cit√© avec les p√©riph√©riques et, pour terminer, la grande Arche, l'Op√©ra Bastille, la Pyramide du Louvre et la Biblioth√®que Nationale mat√©rialiseront les apports des contribuables aux aspirations mitterrandistes.


Le blason de Paris.

Voici, pour plus de précision, le texte même des armoiries de Paris énoncé dans la langue mystérieuse de l'art héraldique: "De gueules au navire équipé d'argent voguant sur des ondes de même, au chef cousu d'azur à un semé de fleurs de lys d'or, qui est de France ancien". Cela signifie que sur le fond rouge du blason est un navire, figuré en blanc, sur l'onde, également blanche. La partie supérieure du blason (le chef) est bleue et porte un semé de fleurs de lys d'or, anciennes armes de la royauté, qui, plus tard, se composèrent simplement de trois fleurs de lys d'or sur champ d'azur.

NB: le texte ci-dessus est extrait de l'ouvrage: "PARIS" de Fernand BOURNON au √Čditions Grafik Plus - Bagnolet (93).

La photo du blason de Paris, à gauche dans la galerie, est de l'Office de Tourisme et des Congrès de Paris. Ph David Lefranc.









 
 
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 Origine du nom 
     
     
  Le territoire des Parisii , sous-tribu des S√©nons, avait Lucot√©cia, ou Lut√®ce, pour capitale. Ce patronyme d√©signe, en grec, la "ville des blancheurs"; leukos "blanc".

Plus alétoire "ville du dieu Lug"; Lug dieu irlandais.

Autre hypothèse, un peu plus crédible, "ville des loups" lukos.

Les Parisii, dérive de Kwarrisii, pourraient venir d'anciennes carrières de Montmartre. A rapprocher, avec discernement, de quarry, terme technique anglais, qui signifie carrière.






 
 
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 Description Gťographique 
     
     
  La ville de Paris s'inscrit entre ses for√™ts de Vincennes, √† l'est, et de Boulogne, √† l'ouest.

Le centre de la France, à quelques 200 km au sud, est certainement éradiqué par la résonance de la capitale. La Marne se déverse dans la Seine, quelques kms en amont, tandis que l'Oise rejoint le fleuve lègèrement en aval à Conflans. Il reste un cours de 372 km à la Seine pours terminer ses méandres et atteindre, aux abords du Havre, son estuaire .
Sur la rive gauche la Bièvre, cours d'eau de 40 km, recouverte dans Paris, n'est plus visible.

Les capitales européennes aiment beaucoup les espaces collinaires et il se dit que, comme Rome et Lisbonne, Paris en compte sept. Il faut un peu d'imagination et quelques licences géographiques pour les énumérer.

Citons, néanmoins, les hauteurs du Télégraphe 130 m, point culminant de Paris, les Buttes Chaumont, Ménimontant, Belleville, Montsouris, Ste Geneviève, Montmartre, Charonne et la Butte-aux-Cailles.





 
 
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 Personnages cťlŤbres 
     
     
  Sainte Genevi√®ve incarne, tout √† fois, l'esprit de r√©sistance qui, tant de fois, interpella Paris, la f√©minit√© dans un monde, toujours brutal, au mains des hommes et enfin la patronne des gendarmes.

En 429, Genevi√®ve est une jeune chr√©tienne. Ses parents, qui l'ont fait baptiser, √©taient donc chr√©tiens √† une √©poque o√Ļ le roi des Francs et ses compagnons sont pa√Įens. Petite fille, Genevi√®ve se sent parfaitement √† l'aise avec les √©v√™ques; adulte, elle entretiendra de bons rapports avec les princes francs. Est-elle la fille d'un officier franc install√© √† Nanterre, apr√®s avoir servi l'Empire, ou appartient-elle √† une famille gallo-romaine qui flatte les envahisseurs en les admettant dans sa soci√©t√©?

N..

Etienne Marcel, personnage consid√©r√© comme le premier ma√ģtre de Paris, naquit dans une famille bourgeoise de riches drapiers, en 1315 et mourut en 1358.

Il s'oppose à Charles V, dit le Sage, et se lie d'amitié avec Charles II, dit le Mauvais.

√Čtienne Marcel fut √©lu pr√©v√īt des marchands de Paris. Son r√īle important, aux Etats G√©n√©raux de 1355 et 1357, dans une p√©riode marqu√©e par la Guerre de Cent ans, la capture du roi Jean II le Bon √† la bataille de Poitiers, est d'obteniret un Conseil de tutelle pour le pays tourment√©.

Biographie d'Etienne Marcel par N... Insecula.com


Etienne Marcel organisera, le 22 février 1358, la première journée révolutionnaire parisienne, afin d'obliger le dauphin à renouveler l'ordonnance de 1357. Il prendra la tête des insurgés du peuple des métiers qui envahiront le palais et exécuteront deux des principaux conseillers du jeune Charles. Ce dernier, contraint de coiffer le chaperon aux couleurs bleu et rouge des marchands, parviendra à s'enfuir à Compiègne. Il y convoquera les états et ralliera à sa cause les villes qui entourent Paris. Etienne Marcel, qui tentera vainement de mobiliser les campagnes ensanglantées par la jacquerie, sera assassiné par Jean Maillard, un échevin fidèle à la royauté, devant la porte Saint-Denis le 31 juillet 1358, alors qu'il s'apprêtait à livrer les clés de la ville à son allié Charles le Mauvais, le roi de Navarre.

Le dauphin Charles rentrera triomphalement à Paris deux jours plus tard. Il convoquera des Etats généraux qui dénonceront les accords signés à Londres par son père Jean II le Bon, abandonnant à l'Angleterre toutes les possessions des Plantagenêt. Devenu roi sous le nom de Charles V le Sage, il fera construire la Bastille pour y enfermer ses opposants.

Le Conseil municipal de Paris, qui reprendra les couleurs bleu et rouge du pr√©v√īt pour ses armoiries, proposera, le 10 juin 1879, de rebaptiser le boulevard Haussmann du nom d'Etienne Marcel. Ce dernier h√©ritera, en 1881, de la rue qui d√©limite les Ier et II√®me arrondissements.









Gavroche, probablement, par sa gouaille, son "insolence" toute parisienne de l'√©poque victorienne incarnera pour longtemps l'√Ęme populaire des enfants de Paris. Personnage imaginaire, certes, mais √ī combien sympathique!

Gavroche, gamin de Paris, jet√© sur les pav√©s comme beaucoup d'autres enfants, est seul, sans amour, sans g√ģte, sans pain, mais joyeux car libre.

Victor Hugo¬ę La mort de Gavroche ¬Ľ

Courfeyrac tout √† coup aper√ßut quelqu'un au bas de la barricade, dehors, dans la rue, sous les balles. Gavroche avait pris un panier √† bouteilles dans le cabaret, √©tait sorti par la coupure, et √©tait paisiblement occup√© √† vider dans son panier les gibernes pleines de cartouches des gardes nationaux tu√©s sur le talus de la redoute. - Qu'est-ce que tu fais l√† ? dit Courfezrac.Gavroche leva le nez : - Citoyen, j'emplis mon panier. - Tu ne vois donc pas la mitraille ?Gavroche r√©pondit : - Eh bien, il pleut. Apr√®s ?Courfeyrac cria : - Rentre ! - Tout √† l'heure, fit Gavroche.Et d'un bond, il s'enfon√ßa dans la rue. (...) Une vingtaine de morts gisaient √ß√† et l√† dans toute la longueur de la rue sur le pav√©. Une vingtaine de gibernes pour Gavroche. Une provision de cartouches pour la barricade. La fum√©e √©tait dans la rue comme un brouillard. Quiconque a vu un nuage tomb√© dans une gorge de montagne entre deux escarpements √† pic, peut se figurer cette fum√©e resserr√©e et comme √©paissie par deux sombres lignes de hautes maisons. Elle montait lentement et se renouvelait sans cesse ; de l√† un obscurcissement graduel qui bl√™missait m√™me le plein jour. C'est √† peine si, d'un bout √† l'autre de la rue, pourtant fort courte, les combattants s'apercevaient. Cet obscurcissement, probablement voulu et calcul√© par les chefs qui devaient diriger l'assaut de la barricade, fut utile √† Gavroche. Sous les plis de ce voile de fum√©e, et gr√Ęce √† sa petitesse, il put s'avancer assez loin dans la rue sans √™tre vu. Il d√©valisa les sept ou huit premi√®res gibernes sans grand danger. Il rampait √† plat ventre, galopait √† quatre pattes, prenait son panier aux dents, se tordait, glissait, ondulait, serpentait d'un mort √† l'autre, et vidait la giberne ou la cartouchi√®re comme un singe ouvre une noix. De la barricade, dont il √©tait encore assez pr√®s, on n'osait lui crier de revenir, de peur d'appeler l'attention sur lui. Sur un cadavre, qui √©tait un caporal, il trouva une poire √† poudre. - Pour la soif, dit-il, en la mettant dans sa poche. A force d'aller en avant, il parvint au point o√Ļ le brouillard de la fusillade devenait transparent. Si bien que les tirailleurs de la ligne rang√©s et √† l'aff√Ľt derri√®re leur lev√©e de pav√©s, et les tirailleurs de la banlieue mass√©s √† l'angle de la rue, se montr√®rent soudainement quelque chose qui remuait dans la fum√©e. Au moment o√Ļ Gavroche d√©barrassait de ses cartouches un sergent gisant pr√®s d'une borne, une balle frappa le cadavre. - Fichtre ! fit Gavroche. Voil√† qu'on me tue mes morts. Une deuxi√®me balle fit √©tinceler le pav√© √† c√īt√© de lui. Une troisi√®me renversa son panier. Gavroche regarda, et vit que cela venait de la banlieue. Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l'œil fix√© sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :
On est laid à Nanterre,C'est la faute à Voltaire,Et bête à Palaiseau,C'est la faute à Rousseau.
Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :
Je ne suis pas notaire,C'est la faute à Voltaire,Je suis petit oiseau,C'est la faute à Rousseau.
Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet :
Joie est mon caractère,C'est la faute à Voltaire,Misère est mon trousseau,C'est la faute à Rousseau.
Cela continua ainsi quelque temps. Le spectacle √©tait √©pouvantable et charmant. Gavroche fusill√©, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'√©tait le moineau becquetant les chasseurs. Il r√©pondait √† chaque d√©charge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effa√ßait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait √† la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurg√©s, haletants d'anxi√©t√©, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'√©tait pas un enfant, ce n'√©tait pas un homme ; c'√©tait un √©trange gamin f√©e. On e√Ľt dit le nain invuln√©rable de la m√™l√©e. Les balles couraient apr√®s lui, il √©tait plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette. Une balle pourtant, mieux ajust√©e ou plus tra√ģtre que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l'Ant√©e dans ce pygm√©e ; pour le gamin toucher le pav√©, c'est comme pour le g√©ant toucher la terre ; Gavroche n'√©tait tomb√© que pour se redresser ; il resta assis sur son s√©ant, un long filet de sang rayait son visage, il √©leva ses deux bras en l'air, regarda du c√īt√© d'o√Ļ √©tait venu le coup, et se mit √† chanter :
Je suis tombé par terre,C'est la faute à Voltaire,Le nez dans le ruisseau,C'est la faute à...
Il n'acheva point. Une seconde balle du m√™me tireur l'arr√™ta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pav√©, et ne remua plus. Cette petite grande √Ęme venait de s'envoler. Les Mis√©rables, Cinqui√®me partie, Livre I,¬ę La guerre entre quatre murs ¬Ľ, Chapitre XV ¬ę Gavroche dehors ¬Ľ .

Louise Michel.


Louise Michel, dite Enjolras, voit le jour au ch√Ęteau de Vroncourt le 29 mai 1830. Son g√©niteur aurait √©t√© le ch√Ętelain, Charles, √Čtienne Demahis ou, plus vraisemblablement, son fils. La m√®re Marianne Michel √©tait au service du ch√Ęteau.L'√©ducation de Louise fut marqu√©e par l'ascendance voltairienne de la maison. La jeune fille enjou√©e, g√©n√©reuse avec les pauvres, et, dit-on, espi√®gle, re√ßut une excellente √©ducation. Devenue institutrice cette progressiste incontournable ne put pr√™ter serment √† l'Empire et ouvrit une √©cole libre √† Audeloncourt (Haute-Marne) vers janvier 1853. L'√©ducation qu'elle donnait √©tait profond√©ment r√©publicaine.Ses passions la lie √† Victor Hugo, Vall√®s et, surtout, Th√©ophile Ferr√©.Son parcours la place toujours aux c√īt√©s des progressistes et des humbles.L'√©crasement de la Commune, par les feudataires de Thiers, l'a conduit en d√©portation en Nouvelle Cal√©donie. Le tribunal, eu √©gard √† sa f√©minit√©, n'osa point la condamner √† mort comme elle le r√©clamait!..Dans sa terre de d√©portation elle instruisit les Canaques. Louise Michel quitta la vie, en militant, le 9 janvier 1905 √† Marseille.



Guy Moquet.

Les usagers du métropolitain voient surgir dans le réseau souterrain de Paris une station au nom de Guy Moquet. Ce nom évoque, probablement, peu de souvenir aujourd'hui. Il peut symboliser l'idéal d'une jeunesse violée par la tragédie nazie.

Qui √©tait Guy M√īquet ?


C'√©tait un jeune lyc√©en parisien de 17 ans. Son p√®re √©tait d√©put√© communiste du 17e arrondissement de Paris. D√©chu de son mandat sous Vichy, il est d√©port√© avec 26 autres d√©put√©s communistes au bagne de Maison Carr√©e en Alg√©rie. Son fils Guy est arr√™t√© √† 16 ans : il conna√ģt d'abord la prison en r√©gion parisienne, √† Fresnes et √† la Sant√©, puis √† Clairvaux et enfin en Bretagne, √† Chateaubriant. D√©sign√© comme otage par Pucheu, ministre du gouvernement de P√©tain, il est fusill√© le 22 Octobre √† Chateaubriant. Voici la derni√®re lettre qui fut conserv√©e de lui : "A toi, petit Papa, si je t'ai fait, ainsi qu'√† petite Maman, bien des peines, je te salue une derni√®re fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as trac√©e. Un dernier adieu √† tous mes amis et √† mon fr√®re que j'aime beaucoup. Qu'il √©tudie bien pour √™tre plus tard un homme.17 ans et demi ! Ma vie a √©t√© courte ! Je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter. Je vais mourir... Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me permettes, c'est d'√™tre courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, S√©serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant.Courage ! Votre Guy qui vous aime"

Les derniers mots adressés à sa mère quelques instants avant d'aller au peloton d'exécution sont restés célèbres :
"... Vous tous qui restez, soyez dignes de nous..."
En souvenir de l'h√©ro√Įsme dont il fit preuve, le coll√®ge porte son nom depuis avril 1977.


N...









 
 
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 Divers 
     
     
 

Paris, jusqu'aux premiers jours de 2004, n'était pas occupée dans le site www.quelquepartenfrance.com

Il fallait combler cette impressionnante lacune.

Pour ce faire-il eut été préférable qu'un parisien, profondément épris de sa ville et porteur d'un cursus universitaire probant, s'épanche sur les rubriques de notre capitale.


Personne n'a osé se livrer à la moindre démarche pour parler de Paris.

Je me suis donc lancé, timidement, en prélevant, ça-et-là, quelques informations.

Je prends, cependant, l'engagement de demander au webmaster du site de retrancher ma contribution dès qu'un apport pertinent sera en mesure de valoriser la première ville de France.

Je cite les sources, chaque fois que je les connais, je donne N... dans l'ignorance en attendant de découvrir l'auteur de ces appuis.

Pour les personnages j'ai pris, arbitrairement, un personnage de l√©gende, Sainte Genevi√®ve, un personnage historique, Etienne Marcel, un personnage imaginaire, Gavroche, une h√©ro√Įne de la Commune, Louise Michel, et, pour terminer, j'ai h√©sit√© entre Jacques Bonsergent, premi√®re victime de la derni√®re guerre, et Guy Moquet. J'ai retenu Guy Moquet en hommage √† cette jeunesse mutil√©e, sacrifi√©e par le plus stupide des errements humains; la guerre.

J'attends vos réactions pour améliorer, corriger et amender ma fenêtre sur Paris avant de passer le relais.




 
 
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 Rťdacteur 
     
     
  Pierre FABRE

05 53 29 07 50

E-Mail: pierrefabre@infonie.fr

Rédacteur libre.

Diverses fiches amorcées et présentes sur le site concernent des villages meusiens disparus lors de la Première Guerre mondiale:
Beaumont-en-Verdunois, Bezonveaux, Cumi√®res, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-pr√®s-Samogneux, Louvemont-C√īte-du-Poivre, Ornes et Vaux-devant-Damloup .

Bien d'autres localités figurent dans le listage des communes découvertes par le site. Le chantier, par essence, reste et restera toujours inachevé.




Les internautes qui découvriraient des erreurs, des imperfections ou des omissions seront, naturellement, les bienvenus s'ils me font part de leurs remarques.

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Paris
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    Quelque part en France 2002-2008  
 


France > Ile-de-France > Paris > Paris (75800)
Nb d'habitants    2125246 (1999)
Superficie (hectares)    10539.7 
Coordonn√©es G√©ographiques (latitude;longitude)    48¬į 50' 11'' latitude Nord. Longitude 0 M√©ridien de Paris.2¬į 20' 14" √† partir du M√©ridien de Greenwich. 
Densit√© (h/km¬≤)    20164 (1999)
Altitude (en m√®tres)    26 Grenelle-129 T√©l√©graphe 
Nom des habitants    Parisiens