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La Force
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  Le fief des ducs de Caumont-la-Force, ancienne place forte protestante, garde les vestiges d'un château qui fut rasé à la Révolution par Lakanal. Ce révolutionnaire se plaisait à détruire le patrimoine. Il sévit en bien d'autres lieux: Ste Alvère, Badefols-sur-Dordogne...

Les racines protestantes de La Force ont favorisé la fondation, en 1848, par John Bost [un pasteur d'origine suisse] d'une maison de retraite et d'un asile pouvant accueillir un millier de malades.





 
 
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Biographie de John Bost
par Alexandre Westphal


John Bost Jean Antoine - dit John - Bost naquit le 4 mars 1817 à Moutier-Grandval, canton de Berne, où son père débuta dans le ministère avant d'entreprendre sa campagne d'évangéliste. A l'âge de 8 ans il est mis en pension et poursuit avec grand succès ses études au Collège de Genève jusqu'à l'âge de 12 ans. L'étude était sa passion. Une fièvre cérébrale l'arrêta. On le plaça comme apprenti relieur. Ouvrier jusqu'à 19 ans, il employait ses loisirs à apprendre le piano et le violoncelle ; son âme d'artiste s'éveillait. Un jour, il fut chargé de rapporter à Franz Liszt, qui était alors à Genève, un cahier de musique que son patron avait relié. Le maestro était absent, mais le piano était là, ouvert, irrésistible. L'ouvrier relieur s'assit au clavier et joua... Tout à coup une main se posa sur son épaule, c'était Liszt ! "Bien, bien, jeune homme,vous avez du talent, il faut travailler ; si vous voulez, je serai votre maître" . Bost accepta avec ravissement. Et le voilà lancé dans la vie de concerts.

A 20 ans, nous trouvons John Bost tambour, puis estafette dans la cavalerie genevoise. C'était le temps où Louis-Philippe et les Confédérés se regardaient de travers à cause du réfugié Louis-Napoléon. En 1839, John Bost quitte Genève et se rend à Paris pour se perfectionner dans la musique. Il donne des leçons, devient élève de Zimermann, professeur au Conservatoire et suit un cours de Chopin. Liszt n'oublie pas l'apprenti à qui il a promis la gloire. La carrière d'artiste l'entraîne. Il n'abandonne pas pour autant sa vie de foi et se met au service du pasteur luthérien Louis Meyer qui l'embrigade dans une Société d'amis des pauvres. Là, ardent comme toujours, il prend contact avec la misère sous toutes ses formes. La musique et la charité commencent à "se disputer son âme". La charité l'emportera. "Un soir, raconte-t-il, j'étais au théâtre, j'écoutais le Domino Noir ; tout à coup,en pleine représentation, les leçons de la maison paternelle se sont présentées à mon esprit, une voix me disait : " si tu venais à mourir ici, où irais-tu? " Sur le champ je quittai la salle. Rentré dans ma chambre, je passai le reste de la nuit en larmes et en prières. Au matin, je me relevai, j'avais la paix.

En 1840, John Bost renonce à la carrière des arts. Il songe au ministère pastoral. Après un assez long séjour en Irlande, comme précepteur dans une famille chrétienne, il entre en 1841 au collège de Sainte-Foy pour se préparer au baccalauréat. À son âge, c'était courageux. Au bout de deux ans, de violents maux de tête l'empêchèrent de continuer. Le Réveil commençait alors à secouer les Églises de la vallée de la Dordogne. Le jeune Bost, pendant son séjour à Sainte-Foy, tint des réunions dans le pays, notamment à Laforce. C'est ainsi qu'il se fit connaître et aimer dans ce milieu de cultivateurs protestants, dont il devint plus tard le pasteur et l'animateur. En 1843 sur le conseil de quelques amis, John Bost se rend à la Faculté de Montauban pour se préparer de son mieux au ministère évangélique. Il se croyait au port... Mais " Dieu avait des vues sur son âme d'artiste et le rejeta dans la lutte, où, par une série de chefs-d 'œuvre, John Bost allait faire jaillir de son génie toutes les symphonies de la charité ". Enrôlé comme moniteur dans une salle d'asile montalbanaise que dirigeait le professeur Jalaguier, il remarqua un jour l'absence d'une de ses élèves. Il se rend dans la rue mal famée qu'elle habite : "Ah! monsieur, disent les malheureuses voisines, vous faites bien de sauver cette petite ; si nous avions été, nous aussi, entourées et protégées, nous ne serions pas tombées si bas ! "

En 1844, un groupe de chrétiens évangéliques qui luttait pour ses croyances dans le village de Laforce, s'était résolu à se constituer en Église indépendante. Il avait fait appel sans succès à deux pasteurs. Il se souvinrent de John Bost et firent appel à lui. Il accepta l'appel sur les conseils de ses professeurs, abandonna ses études, se fit consacrer à Orléans le 26 septembre 1844 et se retrouva en Dordogne. C'est ainsi que John Bost s'établit à Laforce et fut accueilli, faute de logement, chez ses paroissiens Ponterie, dans la belle propriété du Meynard, qu'il devait posséder plus tard par son mariage avec la fille de son hôte, Eugénie Ponterie, en 1861. Aussitôt débarqué à Laforce, le jeune Bost organise la communauté, l'électrise, si bien qu'elle bâtit un premier sanctuaire, le Consistoire lui ayant retiré l'usage du temple qu'elle avait pourtant payé de ses propres deniers aux héritiers des Caumont La Force, et qu'elle avait meublé à ses frais. Le nouveau temple s'éleva sur l'éminence qui domine la vallée non loin des ruines du château de Caumont La Force, longtemps occupé par les ducs de ce nom.

Le nouveau temple, largement construit grâce au travail bénévole des paroissiens fut inauguré le 15 décembre 1846 par le "père de tous les Bost", Ami Bost, qui prêcha à cette occasion un sermon de "sept quarts d'heure" sur "une seule chose est nécessaire" . L'après-midi, John Bost prêcha sur "Ne crains point petit troupeau". John Bost voulait bâtir contre le temple l'Asile de ses rêves. Ses paroissiens le soutiennent avec enthousiasme. Il retourne à Montauban, obtient l'appui de ses professeurs, trouve quelques fonds à Paris, part pour l'Angleterre et pour l'Écosse, et revient avec la somme nécessaire à la construction de La Famille Evangélique. Là encore, les paroissiens, les "bouviers" de Dordogne fournirent la main œuvre nécessaire, après leur propre journée de travail. " John Bost, dans ses tournées en Grande-Bretagne, sut tirer parti de ces paysans harassés par la fatigue de la journée et partant à minuit avec leurs bœufs et leurs chars pour le travail de Dieu. Qui saura jamais combien de livres sterling valut au fondateur des Asiles l'aiguillon des bouviers de la Dordogne ! "

La Famille fut inaugurée le 24 mai 1848. John Bost avait 31 ans. C'était l'épopée des Asiles de Laforce qui commençait. On n'avait pas attendu que le bâtiment fût sorti de terre pour solliciter du jeune directeur l'entrée à La Famille de toutes sortes d'indésirables. De partout on lui écrit, on lui envoie directement des enfants, orphelins, misérables. Après La Famille, prioritairement destiné aux jeunes filles orphelines et en danger moral, l'afflux d'incurables, d'aveugles, sourdes-muettes, phtisiques, idiotes, conduisirent peu à peu à l'idée d'autres établissements. D'abord Béthesda, inauguré le 15 novembre 1855. Ensuite vint le tour des garçons. Suite à un appel pour un petit marchand d'allumettes de Nîmes, atteint de danse de Saint-Guy, paralysé, John Bost décida la construction de Siloé au Bourg d'Abren en 1858.

De 1858 à 1860, il y eut une courte pause. John Bost se vouait à la consolidation de œuvre immense qu'il avait accomplie en 10 ans. Au cours de cette halte, il put enfin, à 44 ans épouser "celle à qui son cœur était fiancé depuis la fondation du premier Asile : Eugénie Ponterie. Elle l'attendait " Les noces furent célébrées le 2 juillet 1861, et John Bost eut alors une aide semblable à lui. Il y eut 4 enfants : Leila, Caroline, Henriette (morte à 6 semaines) et Henri. La présence d'épileptiques conduisit ensuite à la conception d'Eben-Hezer. La dédicace de cet Asile eut lieu le 21 avril 1862. Une fois encore, l'éloquence de John Bost emporta l'adhésion des donateurs qui avaient d'abord mal pris l'annonce d'une autre construction. Quelque temps après, la construction de Béthel, pour les garçons épileptiques, fut décidée. En 1866 John Bost tombe malade et ses amis le remplacent à la direction. Il continue cependant à "prêcher" pour que son œuvre prospère. À ceux qui lui disent " comme vous devez être heureux de contempler votre œuvre ", il répond, " je ne regarde pas à ce que j'ai fait, mais à ce que j'ai à faire ".C'est en 1867 que Béthel est installé près de Siloé.

La même année, au milieu des Asiles indépendants les uns des autres comme installation et comme direction intérieure, John Bost élève un temple dont il a voulu diriger lui-même la construction particulière. Piétiste par la foi, libriste par les circonstances, John Bost n'était pas un dissident. Il montre son attachement à l'Église nationale en appelant, le 25 avril 1867, pour inaugurer son temple, le pasteur Ernest Dombres, de l'Église réformée de Paris. Plus tard, il fit rentrer sa paroisse, à titre indépendant, dans la vieille Église de multitude, mais tous ne suivirent pas. En 1880, miné par la maladie, un an avant sa mort, il reprend le chemin de la Faculté de théologie de Montauban pour soutenir sa thèse sur le sujet : " L'Église chrétienne considérée comme Asile de la souffrance ". Elle retrace l'histoire de la Fondation qui porte aujourd'hui son nom.

Auparavant, conscient des difficultés des veuves et des institutrices vieillissantes, il s'est remis à collecter et à implorer pour pouvoir ouvrir Le Repos (1875), destiné aux personnes habituées à vivre dans un milieu cultivé, et La Retraite (1878) pour les servantes âgées, infirmes ou incurables. Ces deux institutions soulageaient Bethesda. Eben-Hezer était également devenu difficile à cause du mélange d'un trop grand nombre de malades. John Bost n'avait plus la force physique d'accomplir des tournées de conférence pour recueillir des fonds. Il pria et la réponse vint sous la forme d'un don de la part de deux vieilles demoiselles de Bergerac .C'est ainsi que sortirent de terre en 1878, La Miséricorde et en 1880 La Compassion. Les forces de John Bost continuèrent à décliner. Il eut la joie de voir en 1877 ses Asiles reconnus par l'Etat comme Établissements d'utilité publique. Ceci assurait un avenir à son œuvre.

En 1881, il rassembla ses dernières forces pour se rendre à Paris où l'appelaient l'intérêt des Asiles et l'éducation de ses enfants. Il y tomba malade et y mourut le 1er novembre à l'âge de 64 ans. Son corps fut ramené à Laforce et enterré là. Les Établissements orphelins le pleurèrent ; puis, ils continuèrent leur vie avec leurs 500 pensionnaires, sous la direction fidèle des pasteurs Ernest Rayroux (que John Bost appelait son Josué), Charles Bott, Alfred Casalis...

Après les 9 asiles créés du vivant de John Bost, d'autres ont été ouverts, pour former actuellement un ensemble de 22 "pavillons " (on ne dit plus guère "asiles", bien que la notion de "lieu de refuge" reste importante).


D'après "une cité prophétique" d'Alexandre Westphal, 1927.
Document de la Fondation John Bost.



Aider la Fondation John Bost : si vous souhaitez aider la Fondation John Bost, votre aide est la bienvenue !
dons (même en nature...), legs, bénévolat (pendant les vacances d'été...).

Musée virtuel du protestantisme : les œuvres sociales.



Petit commentaire personnel :
- Leila Bost, fille aînée de John Bost est la grand-mère de mon grand-père !
Elle épousa François Charon, originaire de Nocé au Perche.
Leur fille, Suzanne, épousa Léopold Nègre.



Mes origines Nègre.



 
 
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 Divers 
     
     
  Traduction de la devise en latin du duc de Caumont La Force
" On couronne le plus fort.
C'est la force qui fait le chemin "

"Fortio corantur fit via vi".

Je remercie cordialement Alexandre Westphal de m'avoir autorisé à utiliser son commentaire immanent à son trisaëuil John Bost.



 
 
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 Rédacteur 
     
     
  Pierre FABRE

05 53 29 07 50

E-Mail: pierrefabre@infonie.fr

Rédacteur libre.

Diverses fiches amorcées et présentes sur le site concernent des villages meusiens disparus lors de la Première Guerre mondiale:
Beaumont-en-Verdunois, Bezonveaux, Cumières, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes et Vaux-devant-Damloup .

Bien d'autres localités figurent dans le listage des communes découvertes par le site. Le chantier, par essence, reste et restera toujours inachevé.




Les internautes qui découvriraient des erreurs, des imperfections ou des omissions seront, naturellement, les bienvenus s'ils me font part de leurs remarques.

Contact: pierrefabre@infonie.fr

Pierre FABRE gère aussi les localités suivantes :
Reillanne - Drap - Gattieres - Vireux Molhain - Marseille - Arles - Aubagne - Martigues - Dives Sur Mer - Perigueux - Bergerac - Creysse - La Force - St Capraise De Lalinde - Lanquais - Cladech - St Pardoux Et Vielvic - St Germain De Belves - Belves - Sagelat - Siorac En Perigord - Ste Foy De Belves - Larzac - St Laurent La Vallée - Doissat - Monplaisant - Carves - St Pompon - Grives - Salles De Belves - St Amand De Belves - Sarlat La Caneda - Veyrines De Domme - Domme - Le Bugue - Journiac - Mauzens Et Miremont - Campagne - Cazoules - Savignac Les églises - Montferrand Du Perigord - St Avit Senieur - Le Buisson De Cadouin - Bouillac - Limeuil - Pezuls - Monpazier - Capdrot - Loubejac - Prats Du Périgord - Villefranche Du Perigord - St Cernin De L'Herm - Mazeyrolles - Besse - Salignac Eyvignes - Boulazac - Gisors - Fources - Valence Sur Baïse - Castelmoron D'Albret - Agen - Sauveterre La Lemance - St Front Sur Lemance - Cuzorn - Condezaygues - Le Pont De Montvert - St Germain De Calberte - Florac - Toul - Bar Le Duc - Beaumont-en-Verdunois - Fleury Devant Douaumont - Haumont Pres Samogneux - Samogneux - Louvemont Cote Du Poivre - Cumieres Le Mort Homme - Verdun - Bezonvaux - Ornes - Vaux Devant Damloup - Hennebont - Dives - Calais - St Omer - Capvern - Aurensan - Soues - Bazet - Strasbourg - Lyon - Venissieux - Paris - Le Treport - Veules Les Roses - Friville Escarbotin - Conteville - Ault - Entraigues Sur Sorgue - Joncherey - St Denis - Ivry Sur Seine - Vitry Sur Seine - Asnières Sur Oise 


 
 
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France > Aquitaine > Dordogne > La Force (24130)
Nb d'habitants    2412 
Superficie (hectares)    1560 
Densité (h/km²)    155 
Altitude (en mètres)    62