Quelque part en France - L’encyclopédie interactive des villes et villages de France

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Bugnieres
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 Histoire 
     
     
  La commune de Bugnières, est située sur le plateau qui sépare les vallons de la Suize et de l’Aujon, à sept kilomètres d’Arc-en-Barrois. La population était d’environ 350 habitants, son territoire avait 1823 hectares d’étendue dont la plus grande partie est occupée par les forêts du Domaine d’Arc-en-Barrois à la famille d’Orléans .la commune possède plusieurs hectares de bois communaux principalement situés sur les lisières des bois du Domaine d’Arc. Aucun ruisseau n’arrosant ce territoire, on n’y voie pas de prés.
Sur le rapport géologique, Bugnières est situé sur le groupe oolithique du terrain jurassique.
On y exploitait deux sortes de pierres, l’une très dure servait à faire des sables, des pavés ou des murs dans l’eau, l’autre était assez tendre plus ou moins poreuse à grains plus ou moins fins,non gélive et peut même s’employer pour la sculpture d’ornement.
Les habitants de Bugnières était en général cultivateurs ou au carrières pendant l’été, bûcherons ou charretiers pendant l’hiver. Les hommes allaient encore pendant la première partie de la mauvaise saison, peigner le chanvre en Champagne. Les femmes allaient travailler au champs, au bois ou allaient chercher dans les taillis de l’herbe sèche ou verte pour la litière ou la nourriture des bestiaux et rapportaient à la maison le fardeau sur leur tête.

Avant 1790, Bunière ou Bugnières, faisait partie du doyenné de Langres et l’église sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame était desservie par un vicaire comme annexe de la cure d’Arc-en-Barrois. Érigée en paroisse curiale en 1803 elle perdit ce titre peu après, fût succursale de l’église de Leffonds et redevint cure en 1839.

Sous le rapport civil, ce village dépendait du marquisat d’Arc-en-Barrois, bailliage de Châtillon-sur-Seine, généralité de Bourgogne. Il a toujours appartenu aux seigneurs d’Arc-en-Barrois.
L’époque de sa fondation est inconnue et certainement antérieur au XIIIéme siècle, puisque Pierre de Marlenay
en était seigneur en 1251 sous le souveraineté des sires de Châteauvillain et qu’à la même époque le Prieur de Mormant y possédait une carrière ; nous croyons cependant que l’origine de ce village est beaucoup plus ancienne et pourrait bien remonter à l’époque de la domination romaine. Ce qui autorise nos conjectures, c’est l’existence d’un puits très profond (30 ou 40 mètres) creusé dans la pierre, qui se trouve devant l’église au milieu du village et justement au centre de la dépression du terrain.
Vers 1855 Bugnières était dans un état déplorables sous le rapport de l’hygiène.
Au beau milieu du village, les eaux viennent former trois flaques ou réservoirs appelées mares dont la superficie est au moins de 60 ares. La viennent aboutir séjourner et croupir les eaux des plaines, des chemins, des rues et des nombreux égouts des fumiers et des écuries. Là viennent patauger et se désaltérer les quinze ou dix-huit cent têtes de bétail qui encombrent le village, là enfin la ménagère vient laver ses légumes et souvent même le linge de la famille. Pendant trois ou quatre lois d’été ce n’est plus qu’une bouillie noire et infecte où grouillent des myriades d’insectes et de larves. De ces foyers d’infection s’exhale surtout à la fin de l’été une odeur fétide et nauséabonde qui saisit l’odorat, même avant d’entrer dans le village et comme pour augmenter encore cette puanteur, c’est cette époque que choisit le paysan pour remuer cette boue, la charger et la transporter aux champs.
L’unique rue du village est recouverte de débris végétaux que les riverains y jètent pour les faire pourrir sous les pieds des bestiaux et s’en servir ensuite comme engrais.
Les maisons sont placées pêle-mêle et sans symétrie, celui qui fait bâtir étant son propre architecte quelque fois m^me son propre maçon. On conçoit que l’hygiène de l’habitation laisse beaucoup à désirer. La maison est ordinairement bâtie au fond d’un impasse dans cet impasse se trouvent la citerne, le fumier et les voitures. La citerne construite en une grande excavation taillée dans le roc, cimentée intérieurement, couverte ou non d’une porte et qui reçoit au moyen d’un conduit en bois ou en tôle les eaux de pluie qui lavent les toits couverts de mousse et de poussière. Nous avons vu souvent l’eau des citernes souillées par le purin des fumiers qui suinte à travers les fissures du rocher.
La maison soigneusement enfouie se compose de deux pièces basses avec une cheminée dans la première le sol de cette sale est de terre battue ou de roche naturelle. Une fenêtre avec quatre petites vitres crasseuses qu’on n’ouvre jamais et que ne peuvent percer les rayons du soleil, fenêtre dont souvent le châssis est cloué surmonte un évier chargé de seaux, de vaisselle grasse et de légumes car c’est l’état de la maison . en avant et sue le sol détrempé sont les vases contenant le petit lait, les eaux ménagères, les débris de légumes et la pâtée pour les animaux domestique. C’est surtout du sol et des fentes du vacher que s’exhale une odeur aigre et nauséabonde.
Une porte intérieur mal jointe fait communiquer cette salle avec l’écurie, il y a aussi deux alcôves au armoires en bois garnies de rideaux séculaires qui se fermes hermétiquement. On y couche deux à deux sur de mauvais lits de plume humide et grasse reposant sur de la feuille sèche ou sur de la paille renouvelée au plus une fois l’an.
Au fond de l’alcôve est une planchette pour le vase en terre cuite qui contient le sédiment de plusieurs générations, au dessous sont les pommes de terre et au dessus les chaussures de la famille.
Au plafond, est appendue l’œuvre, les quartiers de lard, les fromages, etc. Une table grasse supporte le pain recouvert d’une toile plus ou moins propre. Joignez à cela un poêle toujours rouge pendant l’hiver, avec sa marmite fumante. Les chiens, chat et poules et sur la cendre chaude de la cheminée des vases qui contiennent le lait destiné à faire le beurre, souvent vis à vis un grand pot de terre plein d’urine putréfié pour la teinture de la laine et des étoffes. Tel est le tableau de la pièce d’honneur.La chambre de derrière, appelée poêle d’un mètre plus basse que le sol qui l’entoure est échauffée par la plaque de la cheminée de la première pièce, cette salle n’a pas toujours l’avantage d’être éclairée par un carreau de papier l’huilé, les murs suintaient à chaque variation de l’atmosphère. Là se trouvent pêle-mêle des grabats, des tas de légumes, (pomme de terre, choux, navets, haricots secs etc.) Le saloir, un tonneau de piquette en fruits sauvages et des perches qui supportent la lessive. Là sont relégués pendant la nuit les grands enfants et les vieux parents.
Au premier étage, s’il y en a, se trouvent un grenier à foin ou deux pièces servant a contenir le grain battu, les fruits secs, le chanvre qu’on fait teiller pendant les longues soirées d’hiver,etc.
Enfin la maison est recouverte de larges pierres plates qui laissent souvent passer la bise et la pluie.
L’habitation de la famille est flanquée d’une grange, d’un poulailler, d’une loge à lapins, d’un toit à porcs et d’une étable plus basse et cent fois plus sale que la maison.
La maison d’école où se réunissent les enfants des deux sexes sous la direction d’un instituteur est un peu plus propre, mais elle est située près d’une grande mare et manque de latrines ainsi que toutes les maisons du village.
Enfin, les habitants du village semblent se complaire dans un pareil état d’insalubrité et qu’on se hasarde à heurter leurs détestables coutumes. Nos pères y vivaient bien ! Répondent t’ils. On le sait le tableau n’était pas flatté, mais il exprimait fidèlement la réalité.
Depuis trente ans l’état de Bugnières s’est beaucoup amélioré, les rues ont été bombées et garnies de cuvettes, les fumiers sont relevés en dehors de la voie publique, les abords des mares sont défendus par des bordures en pierre et les habitants eux mêmes ont subi, sous le rapport de la propreté et du soin de leurs habitations de grandes améliorations. Les mares et les cimetières sont toujours dans les mêmes conditions et rien n’est encore fait si l’on considère ce qui reste à faire.
Nous essaierons plus loin d’indiquer les améliorations qu’on pourrait apporter à l’état de choses actuel, auparavant pour démontrer encore plus énergiquement ce besoin urgent de modifier cet état, faisons un peu intervenir la statistique, nos assertions recevront de la sorte une consécration aussi irrécusable, aussi rigide que les chiffres.
J’ai vu parfois des gens souvent fort instruits soutenir un paradoxe avec autant plus d’opiniâtreté qu’il était plus absurde, aussi rencontre t’on certains individus qui se roidissent contre l’évidence de l’influence de la salubrité sur la santé. Ils n’en suivront pas moins pour eux et les leurs les préceptes de l’hygiène ce qui montre que l’opinion qu’ils expriment n’est chez eux q’une aberration, une maladie de l’esprit. Heureusement, la plupart des hommes n’ont pas besoin de démonstration pour savoir qu’une bonne hygiène publique et privée ne peut que prolonger la vie de l’homme et des animaux tout en la préservant de maladies.
Par quelles mesures pourrait-on améliorer la situation mauvaise de Bugnières, autant au moins vendre son infériorité sanitaire moins accentuée ? Nous avons dit que la commune de Bugnières était bâtie à la naissance d’un Vallon qui se dirige vers le Nord Ouest, or, ne serait-il pas facile de jeter



 
 
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Auteur de la fiche "Bugnieres" : patricia richard
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