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Plessix Balisson
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  AVANT-PROPOS

Ainsi que le prouvent les documents remis avec le dossier du concours au Jury, le texte a été rédigé en 1967 par Maxime Le Poulichet pour la partie Historique et par L’abbé Corbel pour la partie Histoire de la Paroisse. La partie Historique a été retrouvée par Maxime Le Poulichet à la Bibliothèque de Rennes, notamment dans des livres écrits par L’abbé Lemasson écrits en 1912 et en 1926-27. Monsieur L’abbé Corbel, quand à lui, a pris comme source un cahier de L’abbé Lucas, ancien recteur, ainsi que les registres Paroissiaux conservés au Presbytère de Ploubalay. Une équipe a également apporté sa pierre à la réalisation de ce document, ainsi qu’au projet de rénovation de la commune, prenant place dans le concours. Ont apporté leur soutien et leur participation M. Le Daguenel (maire) M. Menier, M. Le Polodec, Claire Budet,
Jean-Luc Le Poulichet, M. Pestel, M. Le Coz Personne dans la commune, même pas à la mairie ne connaissait l’histoire du
Plessix-Balisson, ni les armoiries du Seigneur de ces lieux. Depuis, on a beaucoup plagier. Mais, seul un historien de formation pourrait approfondir ces premières recherches pour écrire un fresque historique plus exhaustive sur les
origines de la commune, les Baluçons, et leur château. J’ai découvert, par exemple, que le collège du Plessix, évoqué dans cette étude, s’appelait à partir de 1646 le « PLESSIX-SORBONNE » (A. Franklin - les anciennes bibliothèques de Paris 1 - pp 413 à 415. ) Fondé en 1323 par Geoffroy de Baluçon, Notaire apostolique secrétaire de Philippe V Le Long, il fut réuni au 17° siècle au collège de la Sorbonne, devint école Normale, puis annexe de Louis Le Grand, bâtiments démolis vers le milieu du 19° siècle (Voir Griveaud - Positions, Thèses, Ecole de Chartes 1922, pp 59 à 69 ) Grandeur et décadence ! Que pourrait faire la Sorbonne pour redorer un peu le Plessix ?

PLESSIX -BALISSON (aujourd’hui avec un X) Le 11 septembre 1965, une émission consacrée au PLESSIX BALISSON à « Télé Bretagne actualité » présentait ainsi la petite cité dont nous allons parler. Prenons une carte... Côtes du Nord, région « PLANCOET-DINAN-DINARD » très exactement entre PLACOET et DINAN, une toute petite commune : le PLESSIX-BALISSON , oui, la plus petite des communes du Département, mais si charmante. (Code Postal 22650 PLOUBALAY) Le Plessix-Balisson a une histoire fort ancienne. Un Seigneur nommé Geoffroy BALUON avait construit dans son fief du Plessix un château fort qui, au moyen ‰ge, étendait sa protection sur tout le Pays alentour. Ne demeurent qu’un puits profond et quelques pierres rongées de lierre et d’herbes folles... Des pierres précisément, certaines fort sculptées viennent du château, détruit au 15° siècle et ont été utilisées pour la construction des maisons... Les morts ne sont pas loin des vivants dans la lente continuité des années au rythme du village et puis, par ce qu’au PLESSIX rien n’est loin : un quart d’heure à peine suffit au promeneur pour faire le tour de la petite cité : 8 ha, 60 maisons, 169 habitants. Et le speaker de la télévision de conclure : N’aimerez-vous pas aussi dire : « Plessix-Balisson mon cher village » Oui, village si petit, au passé si grand.
SITUATION GEOGRAPHIQUE : Lorsque vous prenez la route qui va de « Beaussais » à PLOUBALAY, à votre gauche, vous avez la Manche, à votre droite, les marais de Drouet actuellement cultivés. Il n’en fût pas ainsi jusqu’à la moitié du XVIII ème siècle. Des centaines d’hectares de marais incultes, uniformément plats, faisaient suite à une grève aux limites indécises, incapable d’arrêter la mer qui se répandait à son aise sur tout le pays, le transformant aux grandes marées en un vaste lac qui s'étendait jusqu'aux fermes actuelles de la PREVAUTAIS et de SAUBOSQ. C’était là un chemin facile pour l’envahisseur venant de la mer. Le besoin de se garder avait fait construire dès les premiers temps du Moyen-âge un lieu fortifié pour arrêter l’ennemi. A ce fortin primitif, alors connu sous le nom de PLESSIS, succéda au XII° siècle, une forteresse féodale. Aujourd’hui, rien ou presque ne subsiste de ce château, sinon l’emplacement, le puits et les douves profondes ou ont poussé de frais ombrages, sous lesquels on aime venir rêver.
SIGNIFICATION DU MOT PLESSIX
Bien avant la venue du premier Seigneur; le Plessix existait. Son nom indique qu’il s’agit d’un lieu fortifié. PLESSIS vient en effet du latin PLESSIACUM (bois, parc formé de haies ou de branches ployées qu’on appelait « bois en Plessis » . C’était une sorte de fortin formé de haies façonnées avec des arbres pliés et capables de résister à un premier coup de main. Avant la fin du XII° siècle, nous ne savons rien sur cette cité, sinon qu’elle s’appelait : « PLESSIS-RAHELI » ou encore : « PLESSIS-JUHEL »
Maxime Le Poulichet 13 10 1967
S E I G N E U R S D U P L E S S I S

Le premier Seigneur du Plessis s'appela Geoffroy BALUCON,fils du vicomte Alain Brient et de Muliel.. Il venait de la Vicomté de Poudouvre qui était un grand fief féodal dont la capitale était probablement la Vicomté, en Dinard, tandis que, le siége du doyenné, fut au moins primitivement, Corseul, puis St Enogat vers la fin du XV éme siècle.

Geoffroy avait un grand esprit do Foi, partagé d'ailleurs par son épouse. On pouvait lire : "Qu’il soit connu de tous que moi, Geoffroy Baluçon, ai donné et concédé; en pure aumône a la, Bienheureuse Marie de St Aubin des Bois, avec l'assentiment de mon fils Alain, une mine de froment sur la ferme de la Rogerais en Ploubalay et une autre mine sur la dîme du Tréfle on Corseul pour la rédemption de mon âme et de l’âme de mes prédécesseurs.

C'est donc du nom ou plutôt de son premier: seigneur, qui reçut en apanage ce démembrement de la Vicomté paternelle quo le Plessis devint Le PLESSIS BALUCON ou BALISSON

Nous ne savons pas quelles furent les limites du Plessis â cette époque. II n'est- pas douteux qu'une partie de Corseul relevait de cette seigneurie ainsi que Créhen.Ploubalay presqu’en entier lui appartenait ainsi que de larges enclaves en Lancieux et autres paroisses environnantes. Geoffroy Baluçon était donc un haut et puissant seigneur.

Il fit construire dans son fief du Plessis un château fort dont il ne subsiste plus que l' emplacement. C'est autour do cette forteresse que se groupèrent les éléments constitutifs d'une grande seigneurie du moyen âge, une justice avec tribunal et juges, des finances avec des officiers fiscaux, une organisation militaire à peu prés complète. Ainsi est né le bourg du Plessis-Balisson.

La forteresse du Plessis était pour les habitants le sûr dépôt de leurs récoltes et de leurs biens. En cas d'incursion elle donnait un abri. C'était le salut de la région. D'autant plus quo ce château était édifié sur un mamelon au confluent de petits ruisseaux dont la réunion formait un vaste étang qui permettait aux défenseurs de se couvrir d'eau pour empêcher l'abord de la: forteresse. Aujourd'hui, cet étang a été transformé en prairies et en marécages

La forme du château était triangulaire. De profonds fossés qu’on distingue toujours et qui sont plantés d'arbres aujourd’hui, l'entouraient aux trois quarts. L'étang alimentait les fossés. .Malheureusement, les démolitions ont été telles, qu'il est impossible de fixer le nombre et l'emplacement les tours. Un puits profond creusé au centre de l’une d'entre elles, lá ou devait être la cour d'honneur, demeure le seul vestige du château.

Un folkloriste bien connu écrivait en 1912, « qu’il s'était trouvé â passer au Plessis peu de temps aprés la mise á, jour des substructures du château, il y a de cela 50 ans environ. La base des tours montrait qu’elles devaient être moins grosses que celles du GUILDO. On lui dit qu’on avait trouvé beaucoup d’ossements, de chauves-souris, en les déblayant. La base de l’une des tours qui n’avait plus que quelques assises lui avait fait songer à celles du LEHON.


LA DESCENDANCE DE GEOFFROY BALUCON

On ne connaît pas la date de la mort du premier soigneur du PLFSSIX. Il laissa un fils, Alain, mais on ne sait pas grand chose sur sa descendance. Certains disent que c’était un BALUCON, ce Guillaume du PLESSIX compté parmi les 34 bannerets bretons qui accompagnèrent Philipp Auguste à la bataille de BOUVINES en 1214.

C'était encore un BALUCON, ce Geoffroy qui devint chancelier de l'Eglise de TOURS et protonotaire apostolique. Il fut chancelier du Roi Philippe LEBEL et mêlé á l'expédition des plus grandes affaires de son temps. Le pape CLEMENT V le chargea, même de plusieurs missions importantes. En 1295, ce Geoffroy BALUCON possédait des dignités et des bénéfices.

En mai 1296, il est employé dans un diplôme royal comme mandataire des exécuteurs testamentaires de la Reine Isabelle d' ARAGON, mère de Philippe LE BEL. En tant que secrétaire de Philippe LE BEL, il fut souvent employé comme conseiller et négociateur. C'est ainsi qu'il fit partie d'une mission envoyée á ROME pour obtenir du Pape BENOIT XI, l'annulation des bulles fulminées contre Philippe LE BEL par BONIFACE VIII. En 1306 - 1307, Geoff'roy servit plusieurs fois d' intermédiaire entre le Roi et le Pape CLEMENT V.

Geoffroy BALUCON fit nommer l'un de ses neveux á l' Evêché d'EVREUX. Vers la fin do sa vie, il se retira dans l'hôtel qu'il possédait en haut de la rue Saint-Jacques á PARIS. Il fit transformer cet hôtel en collège sous le nom de Saint-Martin-au-Mont de PARIS, ce qui permit á 40 boursiers de faire leurs études gratuitement.

En fin Geoffroy BALUCON mourut en 1332, á l'Abbaye de MARMOUTIER, prés de TOURS, où il se retira après avoir fait profession religieuse. Les Abbés de MARMOUTIER dirigèrent par la suite pendant trois cent ans, le collège du PLESSIX. Ce Collège devenant trop coûteux, fut cédé á la Sorbonne (1646) aux trois conditions suivantes :

- remplir les intentions des fondateurs (entre autres, accepter des BALUCON aptes aux études)

- prier pour eux

- réparer l' édifice

Jusqu'au XVIII éme siècle, les Seigneurs du PLESSIX se paraient encore du titre de fondeurs du Collège du PLESSIX. Ainsi, Madame DE LAUNAY du Pont-Cornou, en PLOUBALAY, faisait de nombreuses démarches pour que l'un de ses fils, en qualité de descendant des BALUCON obtint une bourse.

Peu á peu, les BALUCON se dispersèrent et 1a Famille seigneuriale connut l'extinction. Le résultat fut la ruine du Château féodal au XV ème siècle. Peut-être eut-il déjà á souffrir des guerres que se firent vers 1390, le Connétable de CLISSON et Jean IV de Bretagne. Mais la fin du château s’explique surtout par l’extinction de la branche aînée des BALUCON et le passage par alliance du château, à des étrangers qui, résidant loin du PLESSIX, négligèrent d’entretenir les murailles, lesquelles finalement s’effondrèrent.

Cependant la race des BALUCON ne disparut pas aussi vite que croulaient les murs du château. On cite un Guillaume BALICZON de SAINT-POTAN à une revue d’armes à MONCONTOUR en 1469. Un Ollivier du PLESSIS propriétaire de « Karpostant » en PLOUBALAY en 1448. Un Rolland BALICZON à CREHEN en 1461.

Les branches cadettes des BALUCON se sont perpétuées jusqu’à notre époque, entre autre les LAUNAY du « Bois es Lucas » en SAINT-CAST qui sont des descendants des LAUNAY du « Pont-Cornou » et de LAUNAY-COMATS, puînés des Balissons. Le manoir de la Roche en LANCIEUX fut aussi la résidence d’autres cadets qui prirent le nom de cette terre. Leur écusson avec des Léopards comme celui des BALUCON en témoigne. La « Guérais de l’Argentais » en PLOUBALAY furent des Juveigneuries des BALUCON.

QUELQUES NOTES SUR LE CHÂTEAU

Au XII ème Siècle, sous le régime féodal,.l'emplacement sur lequel devait s'élever un château, était une question de la plus haute importance.

Dans les pays de plaines, on construisait surtout au bord des rivières, ou on cherchait un ruisseau dont l'eau put servir á remplir les fossés. C'est ce que chercha Geoffroy BALUCON.
I1 trouva un mamelon entouré de ruisseaux et c'est là que vers l'an 1150, il bâtit son château fort, unique en Bretagne par sa forme triangulaire.

Une enceinte de murs épais protégeant la cour d'honneur du côté de la Chapelle et de profonds fossés baignant le pied des remparts, entouraient la forteresse. Un pont levis, dont le tablier, tournant comme une porte sur ses gonds, pouvait se lever et s'abaisser au moyen d'un système de poulies et de chaînes. C'était une massive construction triangulaire, flanquée de trois tours dont l'une servait de donjon, avec ses caves, son puits profond, ses, souterrains, servant en même temps de magasin, de refuge en cas d'attaque et de voie secrète, do communication avec la campagne .en cas de fuite. Au centre, divers logements réservés au Seigneur, entre deux grosses tours á mâchicoulis, de grandes fenêtres carrées et á croisées, mais, cependant peu nombreuses, répandaient un peu de lumière dans les appartements. Derrière le manoir et á ses côtés s'élevaient des maisonnettes pour loger les serviteurs et les gens d'armes. Tout autour, de grands bois environnaient le Castel.

Le vent chantait dans les grands arbres et sifflait dans, les créneaux ; sur l'eau, des fossés profonds, les poules d'eau et les cygnes prenaient leurs ébats et au pied de la chaussée de
l'étang couvert de blancs nénuphars, le moulin faisait entendre son tic tac monotone, tandis que les deux cornils (pigeons) qui perchaient au sommet du donjon, se baignaient au bord de la cascade en roucoulant bien tendrement....,.


LA BRETAGNE A L' EPOQUE DES BALUCON

En 1161, la BRETAGNE connut une énorme famine. Une année terrible où les hommes, furent contraints á manger de la terre et plusieurs même, á dévorer leurs enfants. Le setier d'avoine (156 litres) se vendait 50 Sols et 4 deniers, somme prodigieuse á une époque où le marc d' argent, c'est-à-dire 8 onces d' argent ne valait que 13 sols et 4 deniers.

En 1162, encore 1a famine. I1 fallut mettre des gardes á la porte des cimetières, et, pour cause d'infortune, la mauvaise nourriture engendre la peste qui fit périr un tiers des habitants.

En 1163, Geoffroy BALUCON avait vu son frère Ro11and de DINAN, fonder l' Abbaye du Pont Pilard, nommée depuis BEAULIEU et construire le Château do MONTAFILENT en CORSEUL. En même temps, OLIVIER de DINAN, un autre frère, jetait les fondements de l'Abbaye de BOQUEN (Beau buisson).

En 1168, i1 avait vu HENRY II d' ANGLETERRE, venir secours de CONAN, brûler LEHON, ravager les bords de la RANCE.


ETYMOLOGIE DU MOT PLESSIX

PLESSIX veut dire Château, maison de plaisance, BALUCON semble venir du mot latin BALUX BALUCIS qui signifie pierre précieuse qu’on trouve dans les rivières. Est-ce une allusion à la position du château placé entre deux petites rivières ou bien un surnom donné à Geffroy.
LES Du PERRIER

SE I G N E U R S D U P L E S S I S

Le premier des Du PERRIER fut Alain, maréchal de Bretagne vers 1387. A quel titre eut-il cette Châtellenie ? Probablement par son mariage avec une Plessis : Plézou de QUINTIN..

C'est sous le règne d’Alain du Perrier que fut crée la foire de la Madeleine avec la permission de Jean VI, Duc de Bretagne. Cette foire se tenait chaque année près de la Chapelle de la Madeleine dans les Landes de Banceline. Ces landes joignaient au chemin qui va au bourg de LANGUENAN, à la ferme de la « Ville-Oger »

Jean IV du Perrier succéda á son père Alain. Il épousa Olive de Rougé. Devenu veuf il se remaria en 1423 avec Constance GAUDIN qui lui donna quatre enfants dont Jehan du PERRIER. Ambitieuse et intrigante Constance ne rêvait rien moins que de déshériter les 2 enfants du premier lit au profit des siens. C'est ainsi que Jehan du PERRIER, son fils aîné, hérita de la Seigneurie du PLESSIS BALISSON.

Jehan IV du PERRIER, prodigue et dissipateur, administre fort mal le Plessis Et si Constance savait acquérir les Domaines, elle ne s'y entendait pas mieux que son fils pour les administrer.
Si bien que le Duc de Bretagne évinça Jehan IV au profit de Geoffroy. Celui-ci témoigna quelque bonne volonté envers le Plessis. C’est ainsi qu’il obtint à la date du 14 octobre 1441 des lettres patentes de Jean V « Rabattant cinq feux aux Paroissiens de PLOUBALAY pour les demeurans au PLESSIS-BALLICZON pour les réparations et la fortification du château afin d’être mieux habité, garni et peuplé de gens qui y habitassent et demeurassent pour le temps de lors et advenir »

Malheureusement tout cela resta lettre morte. Geoffroy dut assez peu se soucier du château. Si bien que le connétable de RICHEMONT put dire « que les chasteaux Du PERRIER et du PLESSIS-BALLUCZON estoient chouz et ruyneuxet ne seroient pas réparés et rédiffiés pour vingt mille escuz d’or »

Il était grand temps qu’une main ferme vint prendre l’administration du Plessis. Ce fut Jehan Du PERRIER, le fils aîné de Constance vers 1450. Nous ignorons pour quel motif il ne donna pas suite aux projets de restauration du château, mais il s’employa à conserver à ses vassaux l’exception des cinq feux. Ce qui équivalait en pratique à la suppression complète de cet impôt pour la ville du Plessis. Ce fut l’origine d’une longue procédure avec les Paroissiens de PLOUBALAY.

Jehan Du PERRIER racheta les unes après les autres toutes les parcelles qui avaient été distraites de la terre du Plessis et il s’efforça de donner un lustre nouveau à cette antique châtellenie. Sa haute situation à la cour de Bretagne et sa grosse fortune lui facilitèrent l’entreprise.

A cette époque ou tant d’individus trahissaient la cause de l’indépendance Bretonne Jehan Du PERRIER ne transigea pas avec son devoir. En 1488, il fut l’un des trois citoyens courageux qui portèrent aux Français vainqueurs à SAINT AUBIN DU CORMIER, la réponse des Rennais qui refusaient aux envahisseurs l’entrée de leur cité.

Le Plessis sous Jehan Du PERRIER connut des années assez prospères. Jehan FERRON, sieur de La Mallerie en PLOUBALAY et receveur nous dit que la culture du blé tenait la première place. Les droits sur les foires et les marchés étaient alors affermés par an 7 livres 10 sols. Les rentes en froment se montaient à 86 mines, 6 boisseaux, 6 godets, le tout estimé 5 sous 8 deniers le boisseau l’an 1461. Les divers vassaux devaient fournir 25 poules par an (chacune valant 10 deniers monnaie) et quatre paires de gants en peau de cerf. Les moulins banals étaient loués 47 mines de blé et 47 chapons.

Les émoluments des employés s’élevaient : le Sénéchal de la Cour du Plessis 10 livres par an, le Lieutenant 60 sous par an, le receveur 15 livres par an. Les revenus de la Seigneurie du Plessis s’élevaient à 5 ou 600 livres. Ce qui était une fortune considérable pour l’époque.





 
 
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Auteur de la fiche "Plessix Balisson" : Maxime LE POULICHET
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